Le projet Zomayi se compose de plusieurs branches, dont le cœur est la création d’une pièce de théâtre tirée d’un roman de l’écrivain togolais Kangni Alem, « Esclaves » (Lattès, Paris, 2009). Ce roman, dont la traduction portugaise est en cours (Pallas, Rio de Janeiro, 2011) raconte l’histoire d’un maître des rituels d’un roi d’Abomey vendu au Brésil en 1818 puis revenu sur sa terre natale en 1836.
La vie du personnage central du roman de Kangni Alem est emblématique de la saga des “afro-brésiliens”, dont les communautés de descendants se reconnaissent aujourd’hui encore. La plupart d’entre eux sont des descendants d’esclaves affranchis originaires de Salvador de Bahia qui sont (re-) venus dans la région qu’ils supposaient être celle de leurs ancêtres alors que l’esclavage n’était pas encore aboli au Brésil (1888).
Etonnamment, il semble que ces anciens réseaux transatlantiques soient en train de se reconstituer aujourd’hui, à un moment précisément où les échanges économiques entre le Brésil et l’Afrique connaissent un développement sans précédent. Cette tendance annonce aussi l’apparition de nouvelles formes d’immigration, et de nouveaux modes de circulation des personnes, où prévalent les relations Sud-Sud, entre pays ou régions « émergentes ».
La création de la pièce offre l'occasion de mener une enquête sur l’histoire des communautés afro-brésiliennes, aujourd'hui. Un travail sur la mémoire contemporaine des descendants de ces afro-brésiliens, qui n'étaient d'ailleurs pas toujours "brésiliens", ni forcément esclaves, permettra de mettre à jour une série de récits, construits principalement autour de biographies.
Les fruits de ces recherches serviront de matériaux artistiques et ils s’intégreront au processus créatif au cours d’ateliers interdisciplinaires. A ce titre, le projet ZOMAYI s'inscrit dans une dynamique expérimentale, inspirée de l’ethnodramaturgie
La pièce déclinera une série de tableaux entrecoupés d’intermèdes musicaux, inspirés d'Hêviesso ou de Shango.
La vie du personnage central du roman de Kangni Alem est emblématique de la saga des “afro-brésiliens”, dont les communautés de descendants se reconnaissent aujourd’hui encore. La plupart d’entre eux sont des descendants d’esclaves affranchis originaires de Salvador de Bahia qui sont (re-) venus dans la région qu’ils supposaient être celle de leurs ancêtres alors que l’esclavage n’était pas encore aboli au Brésil (1888).
Etonnamment, il semble que ces anciens réseaux transatlantiques soient en train de se reconstituer aujourd’hui, à un moment précisément où les échanges économiques entre le Brésil et l’Afrique connaissent un développement sans précédent. Cette tendance annonce aussi l’apparition de nouvelles formes d’immigration, et de nouveaux modes de circulation des personnes, où prévalent les relations Sud-Sud, entre pays ou régions « émergentes ».
La création de la pièce offre l'occasion de mener une enquête sur l’histoire des communautés afro-brésiliennes, aujourd'hui. Un travail sur la mémoire contemporaine des descendants de ces afro-brésiliens, qui n'étaient d'ailleurs pas toujours "brésiliens", ni forcément esclaves, permettra de mettre à jour une série de récits, construits principalement autour de biographies.
Les fruits de ces recherches serviront de matériaux artistiques et ils s’intégreront au processus créatif au cours d’ateliers interdisciplinaires. A ce titre, le projet ZOMAYI s'inscrit dans une dynamique expérimentale, inspirée de l’ethnodramaturgie
La pièce déclinera une série de tableaux entrecoupés d’intermèdes musicaux, inspirés d'Hêviesso ou de Shango.
La pièce sera créée à Lomé en octobre 2012. Une tournée sur un bateau à
voile d’époque - "un brick de 107 tonnes" ressemblant au Don Francisco
sur lequel embarqua le maître des rituels (alias Miguel, puis Djibril
Sule) - est ensuite envisagée sur les côtes africaines, puis
américaines.

